Société
de l'image et construction du sens
Conférence et débat
CLEMI, Toulouse, jeudi 10 juillet 1997
Dans notre culture, les images sont réduites
à leur signification. Pourtant:
Une image ne prend sens pour nous que si nous y entrons
et acceptons qu'elle soit pour nous un opérateur
de transformations psychiques;
Toute image a trois formes de pouvoirs complémentaires:
de signification, d'enveloppement englobement et de
transformation;
Toute image qui fonctionne comme un territoire à
explorer et comme opérateur de transformations
psychiques est un écran pour la pensée.
Nous n'avons pas la même relation aux images
selon l'attitude que nous avons pendant la réception.
On ne reçoit pas une image de la même
façon au cinéma, à la télévision,
dans un jeu vidéo.
On ne reçoit pas la même image seul,
avec des pairs et, pour un enfant, avec ses parents.
L'image est un moyen de transport.
L'image est une médiation.
Elle fonctionne normalement comme lien psychique entre
des fragments épars de l'expérience.
Dans certaines circonstances, elle échoue dans
cette fonction.
Elle risque alors de fonctionner comme lien entre
des personnes à leur insu.
A partir de là, nous examinerons deux dangers
actuels de l'image.
L'image risque-t-elle de faire confondre le réel
et l'imaginaire?
La catharsis par l'image existe-t-elle?
Comment empêcher les dangers des images?
Quelles peuvent-être les bases d'une pédagogie
de l'image à l'école?
Telles
sont les grandes lignes de l'intervention de Serge
Tisseron. Nous avons choisi de mettre à votre
disposition en téléchargement
la totalité du texte.

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