QUESTIONS
FRÉQUEMENT POSÉES
CONCERNANT LES JOURNAUX LYCÉENS
Plusieurs textes réglementaires encadrent les
publications des élèves dans le
cadre scolaire. L'un d'eux est particulièrement
important pour les publications lycéennes,
c'est la
circulaire n° 91-051 du 6 mars 1991 modifiée
"Sur les publications réalisées
et diffusées par les élèves
dans les lycées et les établissements
régionaux d'enseignement adapté",
parue au Bulletin Officiel de l'Education Nationale.
Les réponses aux questions s'appuient sur
ce texte.
Vos contacts: Pascal Famery et Carole Hourt
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1. Les lycéens doivent-ils demander une autorisation pour créer
un journal ?
2. Faut-il créer
une structure juridique pour éditer un journal ?
3. Plusieurs journaux
peuvent-ils cohabiter dans le même établissement
?
4. Qui peut être
directeur de publication ?
5. Que peut-on écrire
dans un journal ?
6. Peut-on écrire
des articles sur la politique et la religion ?
7. Que répondre à
une personne qui s'estime mise en cause dans un journal
?
8. Un lycéen peut-il
être poursuivi en justice pour ses écrits ?
9. Peut-on insérer
dans son journal des images trouvées sur d'autres
médias ?
10. Le chef d'établissement
peut-il exiger de lire et de corriger le journal avant sa
diffusion ?
11. Le chef d'établissement
peut-il suspendre la diffusion d'un journal d'élèves
?
12. Comment réagir
en cas de conflit lors de la création d'un journal
?
13. Comment financer un
journal ?
14. Peut-on bénéficier
d'une formation pour réaliser un journal lycéen
?
15. Formalités et déclarations
16. Droit
à l'image et droit des images (CNDP, division
des affaires juridiques)
1. Les lycéens doivent-ils demander une
autorisation pour créer un journal ?
Des lycéens peuvent créer
un journal au sein de l'établissement sans en demander l'autorisation.
Mais, ils doivent en informer le chef d'établissement et déposer
le nom du directeur de publication (qui peut être une personne
ou une association).
"Aux termes de l'article 3.4. du décret n°85-924
du 30 août 19 modifié (art.1 du décret du 18 février
1991) les publications rédigées par les lycéens
peuvent être librement diffusées dans l'établissement.
Conformément à la loi du 29 juillet
1881 sur la liberté de la presse, cette liberté s'exerce
sans autorisation ni contrôle préalable (...)" Circulaire
du 6 mars 1991 modifiée |
L'avis du CLEMI : Un journal
scolaire anime la vie d'un établissement. Il sera mieux accueilli
si vous savez annoncer le projet avant sa parution à tous
les membres de la communauté scolaire.
[haut]
2. Faut-il créer une structure juridique
pour éditer un journal ?
Non. Un ou des lycéens sont
autorisés à éditer et à diffuser un journal
dans l'enceinte de l'établissement sans formalités juridiques.
Néanmoins, il faut obligatoirement identifier le directeur de
publication et les rédacteurs.
"L'exercice de la liberté d'expression peut
être individuel ou collectif, cet exercice n'exigeant pas la constitution
d'une structure juridique de type associatif notamment." Circulaire
du 6 mars 1991 modifiée |
3. Plusieurs journaux peuvent-ils
cohabiter dans le même établissement ?
Oui. Au regard du débat
démocratique, il est même heureux qu'une pluralité
d'opinion soit exprimée dans le cadre de l'établissement.
Le pluralisme des journaux au sein d'un même établissement
est le signe d'une vie lycéenne riche et équilibrée.
"Conformément à la loi du 29 juillet
1881 sur la liberté de la presse, cette liberté s'exerce
sans autorisation ni contrôle préalable et dans le respect
du pluralisme; ainsi plusieurs publications peuvent coexister dans le
même établissement si les élèves le souhaitent."
Circulaire du 6 mars 1991 modifiée |
L'avis du CLEMI : Un établissement
scolaire est composé de personnes aux centres d'intérêt
divers. Il est souhaitable que toutes les personnes désirant
animer la vie scolaire puissent le faire.
[haut]
4. Qui peut être directeur de publication ?
Le directeur de publication est le responsable des contenus du journal
vis-à-vis de la loi. Il devra donc relire l'ensemble du numéro,
avant tirage ou reproduction, pour s'assurer qu'il accepte tout ce que
contient le journal. Il faut donc choisir une personne en accord avec
la ligne éditoriale.Un élève, ou tout autre membre
de la communauté éducative, peut être directeur de
publication.
Dans le cas d'une publication diffusée
à l'extérieur de l'établissement scolaire, elle
est soumise à loi sur la liberté de la presse du 29 juillet
1881. Le directeur doit alors être une personne majeure et un certain
nombre de règles et formalités
doivent être respectées.
Dans le cas d'une diffusion interne
à l'établissement, le responsable peut être un élève
mineur s'il bénéficie de l'autorisation de ses parents.
Son nom (ou le nom de l'association) doit être déposé
auprès du chef d'établissement. (Cf. Circulaire du 6 mars
1991)
"II b) Les publications internes à l'établissement
ne s'inscrivant pas dans le cadre de la loi de 1881
(...) Le responsable de la publication peut être un élève
majeur ou mineur. Dans ce dernier cas, il devra bénéficier
de l'autorisation de ses parents dont la responsabilité est susceptible
d'être engagée." Circulaire du 6 mars 1991 modifiée |
5. Que peut-on écrire dans un journal ?
Dans le cadre professionnel comme
dans le cadre lycéen, l'exercice du droit d'expression s'accompagne
de devoirs. Il est nécessaire de toujours penser à l'impact
de vos écrits et au respect de l'autre lorsque vous vous exprimez
publiquement. Des règles et lois protègent la liberté
et la dignité des personnes.
Circulaire du 6 mars 1991 : "Les règles à
respecter : Les lycéens devront être sensibilisés
au fait que l'exercice de ces droits entraîne
corrélativement l'application et le respect d'un certain nombre
de règles dont l'ensemble correspond à la déontologie
de la presse:
La responsabilité personnelle des rédacteurs
est engagée pour tous leurs écrits quels qu'ils
soient, même anonymes.
Ces écrits (tracts, affiches, journaux,
revues...) ne doivent porter atteinte ni aux droits d'autrui, ni à
l'ordre public.
Quelle qu'en soit la forme, ils ne
doivent être ni injurieux , ni diffamatoires , ni porter atteinte
au respect de la vie privée
. En particulier, les rédacteurs doivent s'interdire la calomnie
et le mensonge. La loi sur la presse qualifie d'injurieux l'écrit
qui comporte des expressions outrageantes, mais qui ne contient pas l'imputation
d'un fait précis; elle qualifie de diffamatoire, toute allégation
ou imputation d'un fait
qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération
de la personne ou du corps auquel le fait est imputé.
Le droit de réponse de toute
personne mise en cause, directement ou indirectement, doit toujours être
assuré à sa demande."
|
Par ailleurs, la loi sur la liberté
de la presse à laquelle toute publication est soumise,
interdit également :
Les provocations aux crimes et aux délits :
vol, meurtre, coups et blessures, discrimination raciale...
Les délits contre
la chose publique (offense au Président de la République...)
Les délits
contre les personnes (diffamation et injure)
Les délits
contre les chefs d'Etat et agents diplomatiques étrangers
La publication des actes relatifs
à la justice est soumise à de nombreuses restrictions
afin de protéger les victimes et de respecter les droits de la
défense. Ces protections sont particulièrement importantes
quand il s'agit de mineurs.
Les règles concernant ce
qu'il est interdit de publier, sont rassemblés au Chapitre
IV "Des crimes et délits commis par la voie de la presse ou par
tout autre moyen de publication", articles 23 à 40 de la loi
sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 modifiée.
Chaque journal est tenu de respecter la loi.
Pour guider les journalistes, la plupart des rédactions
se sont dotés d'un code de déontologie. Voir
le livre Faire son journal au lycée
et au collège, O. Chenevez, CLEMI/CFPJ, 1995,
pp. 106-111.
[haut]
6. Peut-on écrire des articles sur la politique
et la religion ?
Une réelle formation à
la citoyenneté suppose d'apprendre à émettre des
opinions, à écouter celle des autres, à l'accepter
ou la combattre, dans le respect de chacun. Dans ces conditions, la politique
et la religion ne peuvent pas être des sujets tabous.
Aucune restriction n'est mentionnée
à ce sujet. La circulaire s'appuie au contraire sur le droit à
la liberté d'expression affirmée dans la loi sur la liberté
de la presse du 29 juilllet 1881.
Cependant, le principe de laïcité, dont le principe
de neutralité fait partie, suppose le respect de
toutes les croyances comme cela est affirmé dans
l'article premier de notre constitution.
Les élèves sont donc libres d'exprimer leurs
opinions, mais dans le respect de toutes les croyances et
de toutes les convictions. Le principe de neutralité
ne peut pas supporter le prosélytisme, l'atteinte
à la dignité ou à la liberté
de l'élève lui-même ou d'autres membres
de la communauté éducative. La liberté
d'exprimer des opinions a donc été réaffirmée
dans la nouvelle circulaire, limitée par l'interdiction
de prosélytisme.
Vous trouverez des exemples d'articles extraits de journaux
lycéens dans les
revues de presse annuelles ou thématiques du
Clemi.
7. Que répondre à une personne qui s'estime
mise en cause dans le journal ?
En premier lieu, il faut lui donner
un droit de réponse. C'est d'ailleurs, un corollaire obligatoire
de la liberté d'expression, inscrit dans la loi sur la liberté
de la presse. On peut également essayer de proposer à
la personne qui s'estime mise en cause un espace d'expression (billet
d'humeur, point de vue) dans le numéro suivant.
Mais le mieux est de prévenir.
Réfléchir à un code de déontologie et le
respecter. Enoncer la vérité est parfois complexe. Il
faut bien peser ses mots et penser à respecter l'être humain
- ou la catégorie à laquelle il appartient -, chaque fois
qu'il vient à l'idée de mettre en cause quelqu'un.
Ainsi, il vaut mieux écrire
que l'accès à la cantine nécessite de rester sous
la pluie pendant quinze minutes ou relever les multiples fermetures
imprévues du CDI, plutôt que remettre en cause directement
le personnel de l'établissement. L'appel aux différents
interlocuteurs et points de vue en présence sur une question délicate
peut aussi constituer une bonne prévention en même temps
qu'un bon réflexe journalistique.
En cas de problème, n'hésitez
pas à faire appel à des médiateurs. Essayez de
concilier : vous pouvez vous adresser à la Maison des lycéens
de votre établissement ou solliciter les correspondants
académiques du CLEMI.
[haut]
8. Un lycéen peut-il être poursuivi
en justice pour ses écrits ?
Oui. La responsabilité d'un
auteur d'un écrit diffusé publiquement est toujours engagée,
même si ce dernier est anonyme.
Restons sereins : Environ 2000
journaux lycéens sont publiés par an. En 20 ans, seules
trois affaires ont été traduites en justice.
"Les responsabilités encourues : Les lycéens
doivent être conscients que, quel que soit le type de publication
adopté, leur responsabilité est pleinement engagée
devant les tribunaux tant sur le plan pénal que sur le plan civil.
Dans le cas des élèves mineurs non émancipés,
la responsabilité est transférée aux parents."
Circulaire du 6 mars 1991 modifiée |
9. Peut-on insérer dans son journal des
images trouvées dans d'autres médias ?
Non, les images comme les textes,
sont protégées par le droit d'auteur. Vous ne pouvez les
utiliser que si la mention "libre de droits" est indiquée et
que vous respectez les conditions d'utilisation imposées par
l'auteur.
Le droit d'auteur protège
(sans procédure de dépôt) toutes
les oeuvres de l'esprit (textes, images, vidéos, cartes de
géographie, musiques, logiciels...).
Il concerne la représentation
(même télédiffusée) et la reproduction de
l'oeuvre. Aucune atteinte ne peut être portée à
l'intégrité de l'oeuvre, sauf droit de citation.
L'adaptation, la traduction, la
transformation, l'arrangement sont aussi illicites sans consentement.
L'importation et l'exportation d'ouvrages contrefaits sont interdits.
Toute oeuvre protégée par le droit d'auteur ne doit pas
être utilisée même partiellement sans l'accord des
titulaires des droits ou des ayant-droit.
A savoir : les journalistes,
photographes et dessinateurs de presse sont généralement
favorables à l'expression des jeunes et aux journaux scolaires.
Ils accordent souvent le droit de reproduction de leurs oeuvres aux élèves
qui en font la demande.
[haut]
10. Dans un lycée, le chef d'établissement
peut-il exiger de lire et de corriger le journal avant sa reproduction
et sa diffusion ?
Tout dépend si le chef d'établissement
est le directeur de publication. S'il est directeur de publication,
il doit relire le journal (voir
ci-dessus).
Si les lycéens choisissent
d'assumer ce rôle, ils peuvent reproduire et diffuser leur journal
sans le montrer au préalable au chef d'établissement.
"Aux termes de l'article 3.4. du décret n°85-924
du 30 août 1985 modifié (art.1 du décret du 18
février 1991) les publications rédigées par les
lycéens peuvent être librement diffusées dans l'établissement.
Conformément à la loi du 29 juillet
1881 sur la liberté de la presse, cette liberté s'exerce
sans autorisation ni contrôle préalable (...)" Circulaire
du 6 mars 1991 modifiée |
11. Le chef d'établissement peut-il suspendre
la diffusion d'un journal d'élèves ?
Oui, le chef d'établissement
peut suspendre la diffusion d'un journal d'élèves s'il
y a atteinte grave aux droits d'autrui ou à l'ordre public. Dans
sa décision, il doit tenir compte de l'effet des faits incriminés
sur les conditions de vie ou le fonctionnement de l'établissement.
Décret n°91-173 du 18 février 1991
" Les publications rédigées par
les lycéens peuvent être librement diffusées dans
l'établissement. Toutefois, au cas où certains écrits
présenteraient un caractère injurieux ou diffamatoire,
ou en cas d'atteinte grave aux droits d'autrui ou à l'ordre public,
le chef d'établissement peut suspendre ou interdire la
diffusion de la publication dans l'établissement. Il en informe
le conseil d'administration."
Cette disposition est reprise dans la circulaire n°
91-051 du 6 mars 1991 modifiée. Le chef d'établissement
est notamment encouragé à prendre en compte "les effets
(des écrits diffusés) sur les conditions de vie et de fonctionnement
du service public d'éducation à l'intérieur des
établissements" . |
L'avis du CLEMI : il faut
toujours penser quand on diffuse un écrit publiquement aux effets
qu'il peut induire. Il faut savoir poser les problèmes sans
attaque personnelle (cf. injures et diffamation). L'objectif est de pouvoir
résoudre un disfonctionnement pas de l'empirer.
[haut]
12. Que faire en cas de conflit pour la création
et le fonctionnement du journal ?
L'argumentation est certainement le meilleur
moyen pour que le journal puisse voir le jour dans des conditions
harmonieuses.
Il faut savoir utiliser les codes de déontologie.
En 1918, le syndicat national des journalistes a élaboré
la charte du journaliste
qui est maintenant reconnue, en France, par la plupart des
organisations professionnelles de journalistes. En ce qui
concerne les journalistes lycéens, Jets
d'encre (association nationale pour la promotion et
la défense
de la presse d'initiative jeune) a élaboré
une charte des journalistes jeunes. Cette association peut
vous apporter des conseils en cas de difficulté.
Dans cet esprit, les rédacteurs du journal
peuvent rédiger et signer un code de déontologie,
qui donne les règles qu'ils s'engagent à suivre.
Ce document peut être remis au chef d'établissement.
Beaucoup de rédactions de journaux professionnels
ont aussi leur code de déontologie.
13. Comment financer un journal scolaire ?
En effet, l'information n'est pas
gratuite. Ne serait-ce que pour la reproduire, le matériel a
un coût (ordinateur, traitement de texte, scanner, papier, photocopies,...)
Trois moyens de financement sont
envisageables :
1. Les lecteurs : vente du journal
2. Le fonds de vie lycéenne
3. Les annonceurs : publicité (démarchage auprès
d'annonceurs locaux potentiels), parrainage, prestations gracieuses
4. Les subventions : mairie, conseil général,
conseil régional...
La vente :
Il est difficile d'appeler journal une publication diffusée
totalement gratuitement. La décision de vendre un journal ne
se situe pas uniquement au niveau du financement de celui-ci, mais aussi
au niveau symbolique de la relation avec le lecteur.
Une distribution gratuite est tout
à fait possible mais elle n'engage pas le lecteur. Payer le
journal, ne serait-ce que 10 ou 50 centimes d'euros, est un engagement
de l'acheteur; un geste qui signifie : "j'ai envie de lire le journal".
La vente d'un journal scolaire
est soumise aux mêmes textes que n'importe quelle vente (petits
gâteaux, boissons...) à l'intérieur de l'établissement.
La gestion d'une vente à l'intérieur d'un établissement
scolaire peut se faire par l'intermédiaire du Foyer Socio-Educatif
au collège ou de la Maison des lycéens au lycée.
Vous pouvez aussi créer une association spécifique pour
la gestion du journal.
Le fonds de la vie lycéenne
:
Enfin afin de faciliter la mise en oeuvre des journaux lycéens
qui restent un cadre idéal d'apprentissage de la
démocratie, il est rappelé que le fonds de
la vie lycéenne peut contribuer au financement des
publications réalisées par les élèves.
"Enfin, conformément à la circulaire n°
2001-184 du 26 septembre 2001, le fonds de la vie lycéenne peut
contribuer au financement des publications internes réalisées
par des élèves. " Circulaire du 6 mars 1991 modifiée. |
La publicité :
De nombreux journaux scolaires "vendent" un quart ou
une demi-page à des annonceurs locaux, en général
des commerçants du quartier. Présenter le journal et le projet
rédactionnel, mettre en avant les lecteurs pour convaincre est
un apprentissage riche. Si vous choisissez cette forme de financement,
sachez rester indépendant par rapport à l'annonceur qui
vous finance. Prévoyez des contrats précis et signés,
soyez attentifs à la comptabilité (carnet à souche,
factures, règlements...) Vous pouvez aussi négocier des
prestations en nature : photocopies, flashage, impression...
Les subventions :
Vous participez à la vie locale, au développement
de la vie de quartier, vous favorisez les échanges entre élèves
d'un ou de plusieurs établissements, vous améliorez
les relations entre les générations etc. ; les institutions
éducatives ou les collectivités locales peuvent choisir
de soutenir votre effort. N'hésitez pas à vous informer sur
les dispositifs existants et à les solliciter.
[haut]
14. Peut-on bénéficier d'une formation
pour réaliser un journal lycéen ?
Oui, les lycéens peuvent bénéficier
d'une formation. Il faut le demander officiellement au chef
d'établissement. Il est possible de s'adresser aux
professeurs relais formés par le CLEMI ou à
l'association
Jets
d'encre.
Circulaire du 6 mars 1991 modifiée : "Il est
important que les lycéens désireux de créer une
publication puissent, s'ils le souhaitent, être guidés dans
leur entreprise par des responsables dans l'établissement."
Plus loin : "La reconnaissance du droit à l'expression
écrite des élèves s'accompagnera d'un dispositif
de formation. (...)
Il s'agira d'apporter non seulement les connaissances
propres à cet outil spécifique de communication qu'est
la presse, mais encore d'aborder les notions juridiques de base qui s'applique
à ce domaine.
Les correspondants du Centre de Liaison de l'enseignement
et des moyens d'information (CLEMI) pourront intervenir dans ces formations
(...)" |
15. Formalités et déclarations
Le Ministère de l'Education Nationale par la cirulaire n°2002-026
du 1er février 2002 a institué un dépôt
pédagogique obligatoire pour les publications scolaires. Le CLEMI
est chargé d'assurer l'archivage et la conservation de ces documents.
Que votre journal soit interne à l'établissement ou qu'il
soit une publication de presse, vous devez envoyer 3 exemplaires de chaque
numéro au CLEMI.
- CLEMI, 391bis rue de Vaugirard, 75015 Paris
Par ailleurs, le CLEMI vous conseille quelques formalités
simples qui officialiseront votre journal et lui donneront une existence
légale par rapport à l'extérieur.
Faire figurer toujours en clair dans chaque numéro le nom du
directeur de publication. Il sera responsable des contenus
du journal.
Mentionner dans chaque numéro l'adresse du journal, le numéro
de série, éventuellement le prix et la périodicité,
l'adresse de l'imprimeur (ou "imprimerie spéciale",
s'il est imprimé par vos soins).
Indiquer toujours, et le plus précisément possible,
la date de parution.
Si le journal est vendu à l'extérieur de l'établissement,
déposer chaque numéro, en nombre suffisant,
à la préfecture, à la sous-préfecture,
ou plus simplement à la mairie.
S'il est vendu sur la voie publique, demander l'autorisation à
la mairie et déposer le nom et l'adresse des vendeurs.
(Vous pouvez vous informer sur les conditions de dépôt
légal auprès de ces organismes ou des directions
de la Poste)
Informer les coordonnateurs académiques
du CLEMI.
En savoir plus :
Règles et formalités
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Journaux
et écrits périodiques : le guide des formalités
obligatoires avant et lors de chaque parution.
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