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Enquête
sur les médias scolaires, année 2001
- suite -
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Avant-propos
Introduction
Résultats
globaux
Répartition
par médias
Comparaison des types de
médias produits suivant les niveaux d'enseignement
Répartition
géographique
1. des établissements déclarant
un média scolaire
2.
des médias produits par nombre d'élèves
Répartition
des responsabilités au sein de ces médias
Les résultats tous médias
confondus
Répartition
des responsabilités en fonction du type de médias
Conclusion
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Répartition
des responsabilités au sein de ces médias |
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Point
méthodologique
La
question posée était « Qui est le
responsable du média ? ». Les responsabilités
juridique, pédagogique et rédactionnelle
étant assignée à des personnes
différentes, il y a souvent plusieurs réponses
pour un média. Dans une prochaine enquête,
il faudra distinguer des questions avec des termes plus
techniques : Qui est le directeur de publication
? Qui est le rédacteur en chef ? Une formulation
plus précise devrait lever les implicites et
donc les possibilités d’interprétation
Les choix proposés étaient chef d’établissement,
enseignant, élève, autre. La proportion
importante dans les réponses "autres"
de documentaliste, conseiller principal d’éducation
et aide-éducateur, ont incité à
détailler ces catégories.
Nous avons choisi de calculer les pourcentages de chaque
catégorie de responsables par rapport au nombre
de titres. Ce choix permet d’observer les modifications
d’attitude suivant le type de média. Les
totaux sont donc supérieurs à 100%. Malgré
les imprécisions, l’enquête montre
assez bien la répartition des responsabilités
dans les médias scolaires et l'émergence
de la responsabilisation des élèves dans
les lycées.
Les résultats tous médias
confondus
A tous les niveaux, il faut noter la grande
implication du personnel enseignant qui est très
majoritairement à l’initiative de ces projets.
Par ailleurs, plus les élèves sont âgés,
plus grande est la diversité dans la répartition
des responsabilités.
Dans le primaire, le chef d’établissement
est mentionné comme responsable dans 46% des
médias produits. Cela est beaucoup plus important
que dans le second degré.
L'importance
des chefs d'établissement dans les médias
scolaires du premier degré

Une
forte implication des enseignants dans les collèges

L’implication
des enseignants est particulièrement forte
dans les collèges. Pour 61% des médias
collégiens, La responsabilité incombe
aux enseignants. Il faut y ajouter les 9% des documentalistes.
En effet, la catégorie « docu-mentaliste
» est à prendre avec précaution.
Dans certains établis-sements, ils sont considérés
comme personnel ensei-gnant, dans d’autres
non.
Dans le second degré, il faut noter l’importance
non négligeable des aides-éducateurs
pour encadrer cette activité : ils sont mentionnés
comme responsables du média dans respectivement
16% et 20% des médias produits dans les collèges
et les lycées.
L'émergence
de l'autonomie des lycéens
dans la production de leurs médias

Les élèves ne sont mentionnés comme
responsables de l’activité que dans 5% des
médias des écoles et des collèges.
Cela paraît normal puisque mineurs et sans texte
encadrant ces activités, ils ne peuvent supporter
de responsabilités juridiques.
Dans 26% des médias diffusés dans le second
cycle, les lycéens participent aux responsabilités.
Cependant, 12% des médias seulement sont produits
sous la seule responsabilité des élèves.
Un si faible pourcentage montre que même dans les
lycées, malgré la circulaire publiée
le 6 mars 1991, la responsabilité reste très
peu partagée.
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Répartition
des responsabilités en fonction du type de médias |
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Dans le premier degré, la répartition des
responsabilités quel que soit le type de médias
varie peu. Il faut cependant noter le pourcentage nettement
plus important de médias en ligne, journaux (55%)
ou sites d’établissement (61%), sous la responsabilité
des chefs d’établissement. Les intervenants
extérieurs sont plus importants pour les médias
audio-visuels.
Dans
les collèges, on peut noter la forte implication
des enseignants dans la publication de médias
scolaires quel que soit le type de médias ; même
si les chefs d’établissement restent responsables
d’un quart des journaux en ligne et d’un
tiers des sites web et des radios. Pour les émissions
radiophoniques, les intervenants viennent d’horizons
plus divers, voire de l’extérieur (21%
des responsabilités dans la catégorie
« autre »). Les aides-éducateurs
interviennent dans les secteurs où les enseignants
sont les moins nombreux : journal papier et site web.
Cependant, il est difficile de parler de « responsabilité
du média » pour les aides-éducateurs
en ce qui concerne les médias en ligne. En effet,
ils ne sont que très exceptionnellement mentionnés
comme seul responsable pour ces catégories de
médias. Ils sont en revanche fréquemment
seul responsable d’un journal papier.
Dans
les lycées, la responsabilité dans les
médias scolaires est plus partagée. Néanmoins
un contrôle plus important des adultes s’effectue
sur les médias en ligne. Ainsi, 83% des journaux
internet et 71% des sites sont contrôlés
par le chef d’établissement et/ou un professeur.
Cela entraîne, pour ces médias, une baisse
de responsabilité déclarée des
élèves et des aides-éducateurs.
Par contre, les aides-éducateurs jouent un rôle
important dans la production de médias lycéens.
D’une façon générale, ils
exercent un niveau de responsabilité dans 21%
d’entre eux. Sur ces 21%, ils sont déclarés
seuls responsables dans deux tiers des cas, quel que
soit le type de média observé.
Pour les élèves, le tableau ci-après
montre qu’une plus grande autonomie est laissée
pour les journaux papier et la radio, deux diffusions
souvent internes. Par contre la catégorie journal
internet permet de constater que l’introduction
des nouvelles technologies ne profite pas à l’autonomie
de la parole lycéenne dans le cadre de l’institution.
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Journal
papier
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Radio
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Journal
internet
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Elève
accompagné
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13%
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15%
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17%
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Elève
seul
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15%
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13%
|
5%
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En
résumé, on peut noter que la délégation
de responsabilité s’effectue assez bien
vers les élèves dans les lycées
et vers les aides-éducateurs dans les collèges
pour le média le plus traditionnel, le journal
papier. L’attitude vis à vis des médias
audiovisuels est variable d’un niveau d’enseignement
à l’autre. Il faut noter que les diffusions
radiophoniques sont très locales quand elles
ne sont pas seulement internes à l’établissement.
Quant aux diffusions télévisuelles, elles
ne franchissent généralement pas les limites
des circuits vidéos internes.
Pour les médias en ligne, la désignation
des responsabilités semble obéir à
deux critères :
· L’autorité hiérarchique
dans l’établissement. C’est le média
pour lequel la responsabilité est le plus souvent
conservée par le chef d’établissement.
· La compétence technique
et la disponibilité en temps. Ainsi une plus
grande proportion d’aides-éducateurs sont
déclarés responsables de ce média.
Les sites internet constituent souvent la vitrine de
l’établissement. Ils sont donc encore plus
contrôlés par le chef d’établissement
que les journaux internet.
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